Piano 15
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Piano 15

8,00 €
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Année 2001

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Piano 15 - version papier - 11,00 €
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Éditorial
Une adolescence mozartienne
À l’affiche     
Georges Pludermacher
Aldo Ciccolini, entretien
L’art d’Aldo Ciccolini
Mozart l’œuvre pour piano
Sonates : la profondeur et la grâce
L’histoire des sonates
Autres œuvres : les variations
4 mains, 2 pianos
La complexité mozartienne
Pianistes mozartiens de légende
Clara Haskil
Interpréter Mozart aujourd’hui
Discographie : les intégrales des sonates
Editions Wiener Urtext : la Fantaisie et Sonate en ut mineur
Le pianoforte de voyage de Mozart
Elèves de Mozart (Josef Woelfl, l’oublié ; Hummel, l’astre éclipsé)
Ravel, le mozartien
Saison
Il y a cent ans… l’année 1901
Le florilège de la saison de piano 2000-2001
Il y a dix ans… Serkin, Kempff, Arrau
Piano d’aujourd’hui
Roger Muraro, pianiste d’Olivier Messiaen
Un concerto pour piano et chœur de Betsy Jolas
Jay Gottlieb, interprète de Betsy Jolas
Un pianiste du 21e siècle : Andreï Gavrilov
Jazz
50 pianistes de jazz
Keith Jarrett, roi du jazz
Concours nationaux et internationaux
Pédagogie : apprendre le piano
Le professeur et l’élève
Travailler la “Sonate en la mineur” de Mozart
La leçon particulière
A la recherche du son de Liszt
Easy music et arrangements faciles
La clarté magique de la pédale tonale
Facture
Panorama du marché des pianos droits en France
Nouveautés des Salons de Francfort et de Paris
Une visite chez Bechstein
Le tabouret de piano
Guide
Partitions de l’année
Livres : Chopin, l’inépuisable
Discographie 2000-2001
A jouer
La Marseillaise mozartienne d’Eric Heidsieck, le souffle romantique

Une adolescence mozartienne

Numéro 15 ! La revue annuelle PIANO, lancée par La Lettre du Musicien en 1987, partait d’une constatation simple : le roi des instruments, pratiqué par la majorité des musiciens, professionnels ou amateurs, doté d’un immense répertoire, ne disposait alors d’aucune revue qui lui soit consacrée – pas même un bulletin associatif !
Dès son premier numéro, bien modeste (mais toujours redemandé), PIANO a trouvé ses lecteurs. Ceux-ci se sont multipliés au cours des années et lui restent fidèles, car notre revue est la seule à proposer  de grands articles de fond et à présenter, grâce à ses rubriques spécialisées, un panorama complet de la vie pianistique.
PIANO a donc atteint l’âge lumineux de l’adolescence. Qui mieux que Mozart peut symboliser cet âge heureux et difficile ? C’est donc ses œuvres pour piano et tout particulièrement ses  sonates –  tant jouées et parfois si mal comprises – que nous avons choisies d’analyser (p.18), avec un coup de projecteur sur la Sonate en la mineur, magnifique exemple de la luminosité, mais aussi de la complexité mozartienne (p.32).
Deux grands pianistes français qui ont chacun enregistré, de façon bien personnelle, une intégrale des sonates de Mozart, sont à l’affiche de ce numéro. D’abord, Aldo Ciccolini. Dernier représentant d’une grande génération de pianistes épris de discrétion et de rigueur, il retrace sa carrière et s’exprime avec un lucide pessimisme sur la musique aujourd’hui (p.8). Et nous avons demandé à Georges Pludermacher de nous donner son regard sur ce numéro (p.5).
« Trop facile pour les enfants, trop difficile pour les adultes », disait de Mozart Artur Schnabel, l’un des “Pianistes mozartiens de légende”(p.36), tandis que les interprètes d’aujourd’hui nous donnent leur point de vue sur ce sujet (p.32).
Les “Histoires mozartiennes” étudient ces élèves oubliés  de Mozart que sont Woelfl et Hummel, puis, sautant les siècles, celui qui serait son dernier disciple par la clarté et la pudeur… qui cacheraient un érotisme réprimé : Maurice Ravel. Une thèse qui sera sans doute discutée, mais qui se défend ! (p.64)
Musique du 20e siècle ? Outre Ravel, c’est celle d’Olivier Messiaen, mort il y a dix ans (p.75), ou encore celles interprétées par le pianiste russe Andréi Gavrilov. Musique du 21e siècle, déjà ? C’est celle de Betsy Jolas (p.78), dont le pianiste Jay Gottlieb va créer un original concerto pour piano et chœur (p.80).
Peut-on oublier le piano romantique ? Trois ouvrages parus sur Chopin, l’un sur les Préludes, l’autre sur les Etudes, le troisième sur les Mazurkas, nous donnent l’occasion de consacrer un dossier à ce compositeur (p.186).
Tous ces artistes que nous venons de citer suscitent l’amour, le respect, l’admiration. Ces valeurs, Pascal Le Corre a le courage de les réhabiliter en parlant de la relation qui doit s’instaurer entre le professeur et son élève (p.110), ce que nous confirme un professeur particulier (p.122). La rubrique “Pédagogie” accorde aussi une large place aux analyses de partitions (Mozart, p. 112), à la technique (Liszt, p. 127) ou encore aux méthodes d’apprentissage : êtes-vous pour ou contre les arrangements faciles et la “easy music ” ?(p.135)
Bien travailler, c’est choisir, en connaissance de cause, son piano droit  d’étude. Or l’univers de ces pianos ne cesse d’évoluer et de se renouveler (p.152).
Une nouveauté : pour la première fois, nous vous offrons en fascicule séparé  la saison 2001-2002 des pianistes en France. Cette liste est sans doute incomplète. Elle constitue toutefois un bon panorama d’une saison pianistique en France.
Enfin, pour clore dignement ce numéro anniversaire, les éditions Symétrie nous ont autorisés à reproduire l’une de leurs partitions :  La Marseillaise… mais à la manière de Mozart ! Un délicieux pastiche réalisé par le pianiste concertiste, pédagogue et compositeur Eric Heidsieck (p.204).
Michèle Worms