Piano 17
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Piano 17

8,00 €
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Année 2003

Autre version disponible :
Piano 17 - version papier - 11,00 €
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Éditorial
Voluptés sonores
À l’affiche
Le regard d’Alexandre Tharaud
Nelson Freire, le son et la couleur
L’art de Nelson Freire
Debussy en blanc et noir
La volupté sonore
Debussy et ses interprètes
Sur les traces du clavecin français
Debussy et la critique
“Pelléas et Mélisande”, une grande œuvre pour piano
A quatre mains et deux pianos
Les interprètes de légende
Interpréter Debussy aujourd’hui
Musicologie : livre, édition musicale
Debussy sur Internet
Pédagogie
Comment travailler “Estampes”
Théodore Paraskivesco : travailler et jouer Debussy
Les pièces pour enfants de Debussy
Apprendre le piano au conservatoire
Que faire lorsqu’un élève n’a pas de piano chez lui ?
La page du pianiste amateur
Les 110 ans de la Schola Cantorum
Histoire
La tradition pianistique argentine
La musique argentine pour piano
Saison
Les coups de cœur de la saison 2002-2003
François-René Duchable : l’adieu au concert
Ils nous ont quittés…
Vlado Perlemuter
Luciano Berio
Les concours en France et à l’étranger
Piano d’aujourd’hui
Réduire un opéra contemporain pour le piano, est-ce possible ?
L’œuvre pour piano de Francis Poulenc
Sergueï Prokofiev : un révolutionnaire à redécouvrir
Nikolaï Lugansky à la lumière de Prokofiev
L’œuvre pour piano de Joseph Jongen
Profil du pianiste de jazz en 2003
Facture
Les pianos à système silencieux
Nouveautés après le Salon de Francfort et Musicora
Visite dans les ateliers de Kawai-Hohner
Éditions
Partitions
Six airs de L’Opéra de quat’sous transcrits pour piano
Sonates de Mozart : la nouvelle édition Wiener Urtext
Livres
Olivier Messiaen : le “Traité de rythme”
Dominique Xardel : “Les Pianistes”
Disques
Solstice : 30 ans de piano
Éditions discographiques : les nouveautés
Ravel selon Muraro

Voluptés sonores

Voluptés sonores : tel pourrait être le thème de ce numéro dont une grande partie est consacrée au maître incontesté en la matière, Claude Debussy (p.15). Comme le dit François Chaplin, l’un de ses interprètes d’aujourd’hui (p.40), « sa musique sollicite en permanence les sens et l’imagination… » et, ajoute Sodi Braide, « l’interprète a besoin d’une palette sonore infinie ». Mais, selon tous les pianistes interrogés, la beauté du son doit toujours être au service de l’expression. Alexandre Sorel nous apprend comment jouer les trois pièces qui composent Estampes (p.56), mais cette leçon de musique est en fait une approche de l’interprétation de toutes les pièces pour piano de Debussy. A lire donc par tous !
Quand on pense à l’Amérique latine, on a aussitôt à l’esprit ces couleurs, ces sons et ces parfums qui tournent dans l’air du soir…
Ce raffinement sonore, ces couleurs, c’est ce que nous apporte le grand pianiste brésilien Nelson Freire, enfin célébré internationalement (p.8).
C’est aussi le piano en Argentine que nous avons choisi de vous présenter dans ce numéro (p.89), les grands pianistes internationaux de ce pays, comme Martha Argerich, Daniel Barenboïm ou Bruno Leonardo Gelber, ainsi qu’un panorama des compositeurs argentins, depuis les “précurseurs” et le mouvement du nationalisme musical, jusqu’aux compositeurs du 20e siècle dont les plus célèbres sont Carlos Guastavino et Alberto Ginastera. Ce sont des auteurs de musiques raffinées et pleines de couleurs, dont nous avons été autorisés à donner quelques exemples (p.94).
Il y a cinquante ans, disparaissaient trois compositeurs qui ont laissé une œuvre pour piano délectable, trop peu jouée en concert (p.137). Le Français Francis Poulenc, le Russe Serge Prokofiev, le Belge Joseph Jongen ont traité l’instrument dans des couleurs bien différentes : journal intime, percussion, impressionnisme… montrant toute la richesse de cet instrument. Richesse bien actuelle encore, puisque Thierry Escaich, l’un de nos grands compositeurs d’aujourd’hui, Grand Prix lycéen 2002, a la générosité de nous offrir une pièce très personnelle, d’un niveau très accessible pour le pianiste amateur, Raptus (en encart dans ce numéro).
Cette volupté de vivre pour la musique et pour le piano, il semble, hélas, que le pianiste François-René Duchable ne l’ait pas souvent ressentie dans sa vie d’artiste, puisqu’il n’hésite pas à détruire des pianos (symboliquement, il est vrai) pour faire ses adieux à la scène (p.103).
La volupté de jouer doit être difficile à atteindre lorsqu’on prépare un concours ! Et pourtant, c’est elle seule et non la virtuosité pure qui convaincra un jury. Pascal Le Corre donne des conseils aux candidats (p.131).
L’amateur, lui, ne devrait qu’avoir du plaisir à se produire en public. C’est pourquoi nous lui donnons quelques trucs contre le trac (p.87).
Et pour que rien ne vienne troubler le bonheur des pianistes (et de leurs voisins !), Bernard Désormières a choisi de nous présenter tous les matériels qui peuvent rendre silencieux le piano dit “acoustique”, celui qui a été soigneusement choisi pour sa sonorité et son toucher (p.151). Toutes les nouveautés dans la fabrication sont ici soigneusement répertoriées (p.162).
Enfin (pour le plaisir de l’interprète, du lecteur et de l’auditeur), les nouveautés dans l’édition musicale – livres, disques pour la saison 2002-2003 – sont répertoriées (p.175). Valses mélancoliques et langoureux vertiges !
Michèle Worms