Dossier instruments anciens
Dossier instruments anciens

Dossier instruments anciens

10,00 €
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Un dossier spécial
publié dans le numéro 472
de La Lettre du Musicien
(décembre 2015)

Autre version disponible :
Dossier instruments anciens (n° 472) - version papier - 10,00 €
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Le métier de musicien sur instruments anciens

Aujourd’hui, il n’y a plus de cloisonnement étanche entre les instrumentistes “modernes” et ceux qu’on appelle les baroqueux, mais au contraire une véritable porosité. Tous les profils se rencontrent, de l’ultra-spécialiste au touche-à-tout : toute une palette de musiciens “historiquement informés” jouent sur instruments anciens ou modernes, ou bien sur les deux. Tour d’horizon d’un métier pluriel.

Une pédagogie qui se démarque de l’enseignement classique

L’apprentissage des instruments anciens nécessite de remettre en question un certain nombre d’idées préconçues sur une musique bien loin d’être figée, comme l’ont montré de nombreux pédagogues et musicologues. Elle pourrait même être à l’origine, dans le futur, de quelques révolutions pédagogiques dans les lieux d’enseignement.

Un répertoire en évolution

Si la musique ancienne et baroque a, la première, intéressé les pionniers du jeu sur instruments d’époque, ceux-ci ont vu peu à peu leur domaine s’étendre jusqu’au début du 20e siècle. De Machaut à Stravinsky, tour d’horizon de l’interprétation “historiquement informée”.

La facture : le règne des artisans

La révolution industrielle a marqué une rupture importante dans la fabrication des instruments de musique, avec l’apparition de marques qui survivront à leur fondateur. Les instruments anciens sont au contraire restés le domaine privilégié des nombreux luthiers, archetiers, facteurs qui travaillent le plus souvent seul dans leur atelier. Un univers à découvrir.
Dossier réalisé avec le concours de :
Olivier Duchesne, Antoine Pecqueur, Marc Rouvé, Pierre Wolf-Mandroux
La famille des instruments anciens est immense : clavecin, orgue, pianoforte, viole de gambe, luth, violoncelle baroque, flûte à bec, traverso, théorbe, cornet à bouquin, harpe, sacqueboute… pour ne citer que les plus connus.
Et le répertoire qui relève des instruments “d’époque” ne fait que croître… jusqu’à Debussy ou Stravinsky. Nous avons choisi, dans ce dossier, de mettre d’abord l’accent sur le métier de musicien sur instruments d’époque et son évolution. De plus
en plus de musiciens passent aujourd’hui, au gré de leurs programmes ou des ensembles avec lesquels ils se produisent, de leur instrument moderne à sa version “ancienne”.
Par rapport à un temps, pas si ancien que cela, où chacun, baroqueux comme “classique”, campait sur ses positions, cette évolution réside surtout dans le développement des départements de musique ancienne dans les conservatoires. Quant à la facture, elle est restée avant tout artisanale, voire artistique, comme en témoignent les luthiers et facteurs que nous avons rencontrés.