Dossier Trombone

Dossier Trombone

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Un dossier spécial
publié dans le numéro 249
de La Lettre du Musicien
(mars 2001)

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Le trombone baroque : la sacqueboute

D’où vient cet instrument unique parmi les cuivres anciens, qui fut longtemps le seul à maîtriser le chromatisme ? C’est sur cet instrument aux mille noms – dont la facture n’a guère changé depuis ces temps reculés – que se penche ce chapitre conçu avec le concours de deux solistes et professeurs du trombone baroque, Daniel Lassalle et Bernard Fourtet.

Les débouchés

Comme pour la plupart des instruments à vent, la pratique professionnelle du trombone requiert une grande souplesse et une certaine polyvalence de la part du musicien, qui devra le plus souvent savoir exercer son art sous différentes facettes.

L’enseignement

L’enseignement supérieur du trombone en France, depuis une vingtaine d’années, est tenu par de grands maîtres, qui, une fois n’est pas coutume dans le milieu musical, font l’unanimité quant à leur talent et aux résultats qu’ils obtiennent aux postes des deux conservatoires supérieurs de musique de Paris et de Lyon.

Répertoire et discographie

Même s’il est vrai que cet instrument n’a pas encore un répertoire aux dimensions de ceux du violon, de la flûte ou de la trompette, il serait injuste de dire que le trombone n’a pas de grand répertoire, qu’il n’a pas suscité l’intérêt de compositeurs reconnus. Exploration d’un trésor insoupçonné…

La facture instrumentale

Le marché international est dominé par les trombones américains, mais la France y a une place importante. La marque Courtois fabrique des trombones remarquables, mis au point par nos grands solistes. Nous présentons les marques les plus significatives et proposons un petit comparatif de leurs principales qualités et de leurs éventuels défauts.
Dossier réalisé par Benoît d’Hau

Le trombone aujourd’hui

Instrument aujourd’hui négligé des programmations de nos orchestres et festivals, le trombone n’a pas toujours connu ce funeste destin. A l’époque baroque, la sacqueboute, son ancêtre, était même très couramment utilisée puisqu’elle était le seul instrument chromatique de la famille des cuivres. La période romantique a contribué à faire oublier le trombone, comme d’autres vents, au profit des cordes. Cependant, il a trouvé une place de choix à l’orchestre, chez Schumann et Berlioz d’abord, puis chez les post romantiques : Mahler, Strauss… Le 20e siècle lui sourit enfin. Bon nombre de compositeurs reconnus lui consacrent des pièces concertantes, comme Saint-Saëns, Ropartz, Dutilleux, Takemitsu, Berio, Tomasi, Bernstein, Dusapin, Cage… Les interprètes ont suivi ; parmi eux le Suédois Christian Lindberg, l’Américain Joseph Alessi, et les nombreux Français : Michel Becquet, Gilles Millière, Jacques Mauger, Jean Raffard, Breszynski, Joël Vaïsse… sans oublier Yves Demarle, démontrant que l’école française occupe une place prédominante dans le paysage international du trombone. Si, cependant, le trombone n’est pas encore aussi représenté que d’autres vents sur les grandes scènes, c’est qu’il n’a pas encore connu la même révolution que la trompette, la flûte ou la clarinette. Mais l’histoire du trombone est bel et bien en marche, et elle se trouve en de bonnes mains.