Piano 11

Piano 11

8,00 €
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Année 1997

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Éditorial
« Mer calme, heureux voyage… »
À l’affiche     
le regard de Michel Béroff
François-René Duchable
Célébration : le piano schubertien
Entretien avec Christian Zacharias
Les vingt Sonates
L’œuvre pour piano à quatre mains
Beethoven et Schubert: les deux chants du piano
Histoire: musique et instruments
Les fils Bach et le clavier
Clavecin, pianoforte : entretien avec Andreas Staier
Cyril Huvé : du piano forte au piano moderne   
La facture de piano au 19e siècle    
Les pianos qui écrivent tout seul
Au tournant du siècle: accords et résonances.
Sons de cloches
Les Sonneries de la Rose+Croix d’Erik Satie
Anniversaires
Reynaldo Hahn
Alexandre Tansman
Contemporain : études et sonates
Les “Etudes” de György Ligeti : entretien avec le compositeur et ave Pierre-Laurent Aimard
Les “Etudes karnatiques” de Jacques Charpentier   
Les “Sonates” de François Rossé
Jazz
Classique et jazz
Saison et interprètes. festivals
Paris vers 1840 récitals et programmes   
Le récital aujourd’hui, quel répertoire ?
Florilège de la saison passée
Histoire
L’école britannique
Conseils, gammes et méthodes
Conseils pour mieux jouer
La méthode Leimer-Gieseking   
Erik Heidsieck, Gaby Casadesus
Souvenir : Monique de la Bruchollerie, Lélia Gousseau
Facture: l'instrument piano
60 marques de pianos acoustiques premier prix
Nouvelles des firmes et tendances du marché
Steingraeber & Söhne
Partitions
Les sonates de Scarlatti : 14 éditions   
Urtext Henle : l'ultime partition de Schumann
Les 25 ans de Wiener Urtext   
Partitions et méthodes: nouveautés
Les disques de l’année classés par interprètes

« mer calme, heureux voyage… »

Suivant ce titre qu’utilisèrent plusieurs compositeurs romantiques, c’est un voyage à travers ce numéro que nous vous convions à faire avec nous.

Tout d’abord, bien sûr, parce que Piano 11 est placé sous le signe de Schubert, le Wanderer (le “voyageur”), dont le bicentenaire de la naissance est fêté en 1997 (mais est-il besoin d’anniversaire pour parler de Schubert ?). Voyage, donc, chez Schubert, avec une interview de l’un de ses grands interprètes, Christian Zacharias (p.14), l’étude de ses sonates (p.18), de la place du piano dans ses lieder, comparée à celle que lui réserve Beethoven dans son cycle A la bien-aimée lointaine (p.29).

D’une tout autre manière, nous vous demandons, cher lecteur, d’entreprendre personnellement un parcours dans ce numéro, qui vous conduira, en dernières pages, à répondre à un questionnaire (p.209). Après dix numéros, nous souhaiterions savoir, en effet, ce que vous pensez de cette revue unique en son genre : répond-elle à vos attentes, à vos souhaits ? Ecrivez-nous ! Les résultats seront publiés dans le numéro 12.

Voyage dans le temps, c’est ce que nous propose la rubrique Histoire : du clavicorde, dont Carl Philipp Emanuel (Bach, bien sûr) usait avec tant de talent (p.37), jusqu’au piano moderne, en passant par le pianoforte (p.42), et, comme dans révolution des espèces, par toutes sortes d’essais inaboutis d’inventeurs et de facteurs (pp. 47 et 51).

Autre voyage, quasi mystique celui-là, dans l’espace et le temps : ce sont les sonorités mystérieuses des cloches et carillons dans la musique impressionniste (p.54), ou encore les Sonneries de la Rose+Croix d’Erik Satie (p.62).

Dans la première moitié du siècle, nombreux furent les compositeurs étrangers qui vinrent vivre en France. Des anniversaires nous donnent l’occasion de parler d’eux, qu’il s’agisse du Vénézuélien Reynaldo Hahn, mort en 1947, grand ami de Marcel Proust (p.67), ou encore du compositeur d’origine polonaise Alexandre Tansman, né en 1897 (p.69).

 Qui dit voyage dit “pont” ou passerelle. Dans le temps, tout d’abord : en utilisant le mot “étude” ou “sonate”, les compositeurs d’aujourd’hui, comme l’un des maîtres de notre temps, György Ligeti, font le lien avec le passé (p.72). Passerelle entre les genres, aussi : c’est une rencontre enrichissante entre classique et jazz que nous propose Bernard Désormières (p.87).

Eurostar eût été bien pratique pour aller étudier, outre-Manche, l’école qui accueillit Mendelssohn et qui nous donne aujourd’hui des pianistes… typically british, par leur courtoisie ou par leur goût de l’exploration (p.126).

Doigts et poignets calmes, heureux voyage sur le clavier ! Les apprentis pianistes doivent pouvoir faire leurs gammes et arpèges sans entrave (p.135). Pour vous y aider, nous vous donnons quelques conseils (p.132), ainsi que le témoignage de maîtres (p.140).

Partitions : après une comparaison de différentes éditions des sonates de

Scariatti (p.181), le douloureux voyage de Schumann à travers la folie nous est rappelé dans son ultime partition publiée en “Urtext” (p.191).

Voyage des pianos, enfin, qui parcourent le monde entier pour arriver chez l’utilisateur, concertiste ou amateur (p.162).

Cette année, nous avons le plaisir d’offrir deux CD aux trois mille premiers acheteurs du numéro 11 de la revue Piano. Les disques Solstice fêtent leur anniversaire en nous offrant un disque représentatif de leurs grands interprètes (p.209). Et c’est un maître, le Hongrois György Sandor, enregistré au cours du festival “Piano aux Jacobins”, que Paul-Arnaud Pejouan, directeur de ce festival (p.114), a voulu nous faire écouter.

Nous vous souhaitons de faire, en leur compagnie, et en la nôtre, un très heureux voyage !

Michèle Worms