Piano 10

Piano 10

8,00 €
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Année 1996-1997

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Éditorial
Dix ans déjà !
A l’affiche
Le regard d’Alain Planès
Evgeni Kissin, au-delà de l’enfant prodige
Pierre-Alain Volondat
Célébrations romantiques
Schubert, poète de l’errance
Les Romances sans paroles de Mendelssohn
Brahms, le cœur et la raison
Transcription et création
Le piano transcripteur au 19e siècle
Busoni, le voleur de notes
Earl Wilde, un maître transcripteur
La transcription aujourd’hui
Piano contemporain
Enquête auprès de jeunes compositeurs
Henri Dutilleux
Maurice Ohana
Louis Saguer
Le langage du jazz
Souvenirs : Marcelle Meyer
Les maîtres de l’école espagnole
Alicia de Larrocha
Jean-François Heisser, la passion de l’Espagne
Couleurs espagnoles : Henri Collet
L’œuvre pour piano de Joaquin Rodrigo
Maître et élèves
György Sebök
Gabriel Tacchino : la sélection au Conservatoire
Jacqueline Robin, la musique déchiffrée
Jean Fassina
Michèle Scharapan : le piano complémentaire
La leçon de piano
Classes de maître pour enfants
Comment travailler sans rabâcher
Souvenir de Marthe Morhange
Les signes musicaux chez les romantiques
L’instrument piano
Comment choisir votre premier piano
Métier : accordeur de piano de concert
Votre piano a-t-il perdu son âme
Evolution du marché
Jouer Bach au piano
Vingt-deux éditions des Inventions de Bach
Urtext et interprétation

Dix ans déjà!

 II y a tout juste dix ans, paraissait le premier numéro de la revue PIANO. Notre tête d’affiche était alors Paul Badura-Skoda. Nous avons retrouvé le maître viennois qui nous dit comment il a passé cette période (p.90).

Cette année, PIANO 10 s’organise selon deux grands axes :

Le premier (cela s’imposait!) est celui des “anniversaires”. Ainsi, c’est à une célébration romantique que nous vous convions (p.15), avec une étude approfondie de l’œuvre pour piano de Brahms (mort en 1897), ainsi que des articles sur Mendelssohn (mort en 1847) et sur Schubert (né en 1797).

Un genre pianistique est particulièrement lié au romantisme : il s’agit de la transcription, art dont nous étudions ici le passé, le présent et l’avenir incertain… (p.36). Pour l’interprétation, Eric Heidsieck nous explique la signification des “signes” que les romantiques utilisent, chacun à leur façon (p.142).

Anniversaires encore : celui d’Henri Dutilleux qui a fêté, en 1996, ses quatre-vingts ans (p.70) ou celui d’un compositeur à découvrir, Louis Saguer, qui aurait eu cent ans en 1997 (p.74).

A l’occasion de l’anniversaire de la mort de Manuel de Falla, il y a cinquante ans, nous avons choisi d’étudier “l’école espagnole”, avec ses maîtres et ses relations privilégiées avec la France (p.105). On y trouvera un portrait de la plus grande pianiste espagnole, Alicia de Larrocha (p.114). Et une interview du pianiste français Jean-François Heisser, passionné de musique espagnole (p.116).

Les musiques à découvrir sont, cette année, aux couleurs espagnoles, qu’il s’agisse de celle du français Henri Collet dans la première moitié de ce siècle (p.118), ou de celle de Joaquin Rodrigo, compositeur ultra-célèbre du Concerto d’Aranjuez dont on connaît pourtant mal l’œuvre de piano (p.122). Et l’on connaît l’influence espagnole dans l’œuvre de Maurice Ohana (p.72).

Mais il n’est point besoin d’anniversaire pour célébrer, et jouer au piano, Jean-Sébastien Bach! (p.181) et comparer les différentes éditions des Inventions (p.186).

 Le deuxième axe (cela s’imposait aussi!) est “la jeunesse”. Nos têtes d’affiches sont, cette année, le pianiste russe Evgeni Kissin qui, à 25 ans, a réussi à dépasser plus que victorieusement le stade de l’enfant prodige (p.8), et Pierre-Alain Volondat, 33 ans, passé comme un météore après sa victoire au Concours Reine Elisabeth de Belgique en 1983, mais qui n’a cessé, pour autant, de jouer, lire et travailler (p.13). Jeunes compositeurs, aussi : seize d’entre eux, âgés de moins de quarante ans, nous donnent leur opinion sur l’instrument piano, aujourd’hui (p.53).

Les jeunes doivent apprendre à jouer. Des classes de maître pour les enfants? C’est à une expérience originale menée à Saint-Germain-en-Laye que nous vous convions (p.135). Quelques conseils pour ne pas ressasser au piano les mêmes notes… et les mêmes erreurs (p.138)… et pourquoi ne pas apprendre le chiffrage du jazz, qui permet de déchiffrer et d’improviser? (p.77)

De grands pianistes pédagogues s’expriment dans ce numéro, comme le maître hongrois György Sebök (p.126), ou encore Jacqueline Robin (p.130). Quant à nos pianistes français, Gabriel Tacchino nous dit pourquoi il préfère sa carrière de concertiste à celle de professeur au Conservatoire (p.128). Michèle Scharapan nous parle de sa classe de “piano complémentaire” au Conservatoire de Lyon (p.132). Et Alain Planés commente les différents thèmes de ce numéro (p.5).

L’instrument-piano : Bernard Désormières nous dit comment choisir au mieux le premier piano, et nous indique toutes les nouveautés (p.160). Les pianos ont-ils une âme? Oui, mais ils peuvent la perdre! répond Daniel Magne (p.170).

Michèle Worms