Piano 19
Piano 19

Piano 19

11,00 €
VERSION PAPIER

Année 2005

Partager:
A l’affiche Daniel Barenboïm, Alexis Weissenberg
Le regard de Cédric Tiberghien

Un dossier sur Joseph Haydn Le classicisme souriant. Haydn selon Paul Badura-Skoda. Haydn et ses contemporains. Ils jouent Haydn aujourd’hui. Comment jouer la “Sonate n° 59” ?

Pédagogie Le piano à l’âge adulte. Les quatre mémoires du pianiste. La mémorisation d’une œuvre musicale pas à pas

Le piano dans le monde Les traditions pédagogiques hongroises

Piano d’aujourd’hui Une partition offerte par Nicolas Bacri, lauréat du Grand Prix Lycéen des Compositeurs 2005. L’univers pianistique de Pierre Boulez

Anniversaires
George Enesco, Dimitri Chostakovitch

Instruments Les nouveautés de l’année. La collection de pianoforte de Badura-Skoda. Les grands pianos à queue de concert. Steinway à Hambourg

Et aussi nos rubriques jazz, concours nationaux et internationaux (annonces, résultats), éditions musicales, méthodes et recueils, livres, CD et DVD de l’année

Le sourire classique

Est-il encore possible à notre époque de comprendre et de défendre le charme, l’élégance, le sourire de l’époque classique (qui ne fut pourtant pas exempte de tragédies) ? La réponse est oui, bien sûr, et c’est pourquoi le sourire est le fil conducteur de ce numéro.
Haydn ! Ce musicien, au classicisme limpide et souriant, fut apprécié par ses pairs dans toute l’Europe, de Mozart à Clementi, et notamment en France avec Méhul (p.37). Pourtant, ses quelque soixante sonates pour clavier n’ont pas suffi à lui assurer auprès des pianistes et du public une renommée comparable à celle des autres “classiques viennois”, comme Mozart, Beethoven ou Schubert. Paul Badura-Skoda remet à sa juste place un compositeur qu’il a toujours défendu et contribué à faire connaître (p.22).
Jérôme Hantaï, Blandine Verlet, Frédéric Vaysse-Knitter, Jean-Efflam Bavouzet… nous donnent, eux aussi, leur point de vue sur l’interprétation de Haydn. Nous espérons les entendre au concert ! (p.40).
Daniel Barenboïm est la tête d’affiche de ce numéro (p.8). Portrait de cet artiste complet qui « n’a pas voulu être seulement un musicien ou seulement un chef, mais est allé bien au-delà, comme s’il voulait embrasser toute la musique », ainsi que le souligne Cédric Tiberghien.
Le jeune pianiste français est notre “grand témoin” de cette année. Il a parcouru et commenté pour nous les principaux sujets abordés dans ce numéro. Engagé dans une intégrale des sonates de Beethoven, il avoue relire celles de Haydn pour y retrouver une pureté qui l’inspire (p.16).
D’une « jovialité tout en résonance avec l’esprit mozartien », telle est la Sonate n° 59 de Haydn dont Alexandre Sorel a choisi de nous dévoiler les secrets (p.48). Mais attention ! Œuvre enjouée ne veut pas dire pour autant œuvre facile à jouer ! A lire les précieux conseils de Marie-Françoise Bucquet, qui aime à enseigner Haydn à ses élèves du Conservatoire (p.62).
On trouvera un autre sourire que celui de Haydn dans ce numéro, et bien différent : celui d’Alexis Weissenberg, qui, durant sa grande carrière de pianiste, s’est attaché, parallèlement, à faire d’étonnants et très colorés collages : certains vous surprendront ! (p.99).
Passion, plaisir (et sourire) de ceux qui, à l’âge adulte, ont décidé de se (re)mettre au piano. En témoignent le cinéaste Jean-Jacques Beineix, une jeune élève de… 84 ans et bien d’autres ! Comment s’y prendre ? (p.65)
Pour avoir, grâce à ces quatre mémoires du pianiste que nous décrit Jean Dubé (p.80), le plaisir de jouer par cœur sans angoisse, Pascal Le Corre nous donne un précieux “mode d’emploi” (p.83).
Histoire. Nous allons cette année à la découverte des traditions pédagogiques hongroises et de quelques interprètes de ce pays à l’identité musicale si affirmée (p.92). Quant à la musique de notre temps (p.123), nous vous présentons tout d’abord Nicolas Bacri, lauréat 2005 du Grand Prix Lycéen des Compositeurs de La Lettre du Musicien qui nous offre une partition inédite, “Petit Prélude” (p.183)
Puis nous abordons l’œuvre pour piano de Pierre Boulez à l’occasion de ses 80 ans (p.126), et celle de Patrice Sciortino (p.128). Les anniversaires de George Enesco, Dimitri Chostakovitch sont prétexte à se remémorer leur apport considérable à la littérature pianistique (p.129).
Le piano dans toute sa splendeur ! Bernard Désormières passe en revue les pianos à queue, de salon ou de concert (p.138), et les nouveautés de l’année.
Signalons les concours (p.104). Enfin, la liste des nouveautés –partitions, livres, disques…– reflète une riche année d’édition musicale (p.177).
Philippe Thanh