La Lettre du Musicien n°506

La Lettre du Musicien n°506

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mars 2018 — deuxième quinzaine

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La Lettre du Musicien n°506 — version papier - 5,50 €
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Le Brexit : quel impact pour la musique ?

Agent artistique : le musicien peut-il s’en passer ?

Fusion des orchestres en région : un mal ou un bien ?

Suzanne Giraud : écrire le rêve

L’angoisse de la page blanche chez les compositeurs

A Strasbourg, le conservatoire se joue des frontières

Quelle rémunération pour les enseignants contractuels ?

Exploitation d’œuvres audiovisuelles et droits des musiciens

38 offres d’emploi dans le numéro 506

Musique sans frontières

L’actualité veut que dans ce même numéro soient réunis un reportage en Grande-Bretagne sur l’impact du Brexit dans le secteur musical et un autre à Strasbourg sur les projets pédagogiques transfrontaliers entre la France et l’Allemagne. D’un côté la fermeture, de l’autre l’ouverture. Au-delà de toute considération politique, la musique a vite fait de choisir son camp : frontières et arts n’ont jamais fait bon ménage. Plus que jamais, la profession de musicien s’internationalise, à travers les programmes d’échanges étudiants, les tournées d’orchestres, voire l’expatriation de nombreux musiciens.
Mais pour que l’Europe soit encore plus efficace, elle doit aussi être plus cohérente dans ses choix. L’harmonisation entre les pays est une priorité pour les musiciens, notamment sur la question de la fiscalité. L’Europe doit parler d’une seule voix pour lutter contre les géants de l’internet qui ne rémunèrent pas les artistes comme il se doit – il suffit de penser à l’attitude scandaleuse de la plateforme de streaming vidéo YouTube.
Dans son article sur les agents artistiques (dont la conférence annuelle de la profession se déroule cette année à Londres), notre collaborateur Thierry Hillériteau rappelle que les montants des commissions d’agents varient considérablement d’un pays à l’autre. Une concurrence déloyale. Les musiciens anglo-saxons sont les mieux dotés en la matière, même si l’impact du Brexit devrait rapidement se faire sentir – ce n’est pas un hasard si l’agence londonienne Harrison Parrott vient d’ouvrir une antenne à Paris.
Au-delà des frontières, la musique a cette faculté unique de pouvoir relier toutes les cultures : la plus belle preuve nous est donnée aujourd’hui avec le programme d’El Sistema en Grèce dans les camps de réfugiés. Je n’oublierai jamais y avoir entendu des enfants syriens, afghans, irakiens chanter l’Ode à la joie de Beethoven, hymne d’une Europe qui aujourd’hui les laisse à la porte.
Depuis le début de l’année, La Lettre du Musicien ouvre chaque numéro avec un grand reportage à l’étranger. Nous avons ainsi souhaité vous faire entendre le son des peuples. Et montrer que la musique est souvent l’un des meilleurs moyens de connaître un pays et ses habitants.

Antoine Pecqueur