Dossier VIOLONCELLE
Dossier VIOLONCELLE

Dossier VIOLONCELLE

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Un dossier spécial
publié dans le numéro 441
de La Lettre du Musicien
(décembre 2013)

Autre version disponible :
Dossier Violoncelle (n° 441) - version pdf - 9,00 €
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Sommaire

L’histoire
De la Renaissance, qui a vu naître en Italie les premières basses de violon, à nos jours, où le violoncelle règne majestueusement dans les orchestres et ensembles ou mieux, en soliste, que de chemin parcouru ! Retour sur le parcours d’un outsider devenu aujourd’hui l’un des favoris du champ musical.
Le répertoire
Depuis la fin du 17e siècle, avec l’apparition des violoncellistes-compositeurs, le répertoire n’a cessé de s’enrichir au fil du temps, pour atteindre dans les dernières décennies une croissance « quasi exponentielle », selon Alexis Descharmes (titulaire de l’orchestre de l’Opéra national de Paris et collaborateur de l’Ensemble intercontemporain) qui nous guide dans cette traversée.
L’enseignement
Historiquement, la France est un terreau fertile pour le violoncelle. Une longue lignée de pédagogues et d’interprètes à la renommée internationale bien établie a contribué au rayonnement de l’instrument, aussi bien dans notre pays qu’au-delà de nos frontières. Aujourd’hui, les enseignants sont toujours aux avant-postes pour promouvoir sa pratique et favoriser l’éclosion de nouveaux talents. Les trois que nous avons interrogés sont animés de la même passion, mais ils sont confrontés à des réalités bien différentes selon les structures dans lesquelles ils travaillent.
La carrière
L’orchestre, l’enseignement et la carrière de soliste ou de chambriste constituent les filières traditionnellement empruntées par les violoncellistes. Est-ce toujours vrai aujourd’hui ?
La facture
Qu’y a-t-il de commun entre les violoncelles d’entrée de gamme fabriqués en Chine et les instruments “historiques” issus au 18e siècle des ateliers de Stradivari, Guarneri ou Gofriller ? Peu de chose, bien évidemment, mais, cela dit, toute la variété et la richesse de la facture du violoncelle. Un domaine où la France s’est illustrée avec l’école de Mirecourt. La facture française connaît d’ailleurs un renouveau et produit des instruments de qualité dont les plus grands solistes n’hésitent pas à s’équiper.

Avec sa riche palette expressive, le violoncelle s’est imposé comme instrument soliste ou chambriste. Au sein de l’orchestre, de nombreux compositeurs n’ont pas résisté à l’appel de sa voix prenante et lui ont écrit de magnifiques solos, du Beethoven de la 5e Symphonie au Strauss de Don Quichotte, en passant, bien sûr, par Verdi pour Don Carlos…
Le 20e siècle a vu les violoncellistes accéder au premier plan, n’ayant plus rien à envier à leurs confrères violonistes. La France s’enorgueillit ainsi d’une longue tradition de musiciens d’exception qui remonte à Paul Bazelaire et Maurice Maréchal, sans oublier les fameux “quatre mousquetaires”. Aujourd’hui encore, les interprètes français issus de cette tradition jouent partout dans le monde et transmettent leur art aux plus jeunes. Nous donnons la parole à quelques-uns (trop peu) d’entre eux, chacun illustrant un type de parcours différent. Car aujourd’hui, le violoncelliste s’exprime aussi bien dans le répertoire traditionnel  – quatre siècles de répertoire sont à sa disposition ! – que dans le jazz, dans des spectacles variés… La seule limite est l’imagination des interprètes !
A côté des instruments historiques italiens, inabordables pour la plupart des musiciens, la lutherie française – qui a connu son heure de gloire au 19e siècle avec les Vuillaume et autres – a entamé son renouveau et met sur le marché ades instruments modernes de grande qualité.
Philippe Thanh